René Ndemezo’o Obiang qui s’est vertement pris au Parti démocratique Gabonais (PDG) lors du meeting qu’il a animé récemment au carrefour Mbatwa dans la commune de Bitam. Il a profité de l’occasion pour appeler les populations à sanctionner dans les urnes cette formation politique.

En effet, lors de la cérémonie de présentation des candidats et têtes de liste aux élections législatives et locales du samedi 6 octobre prochain, le président du Conseil économique social et environnementale nommé pourtant par Ali Bongo Ondimba, ne s’est pas empêché de tirer à boulets rouges sur le parti de son allié de circonstance.

Il a exhorté les populations du département et de la commune à un vote sanction contre « les aventuriers qui prétendent détenir la solution miracle pour le développement de Bitam ». Une affirmation qui ferait pouffer de rire ses détracteurs, alors que ce dernier se présente depuis des décennies  comme le seul maître incontesté dans le département du Ntem. Se présentant donc en homme neuf, il s’est donné pour mission de mettre hors d’état de nuire « les faucons du PDG, c’est-à-dire les gens qui pensent qu’il faut tout pour eux et rien pour les autres ». On croit rêver, le numéro un de Démocratie Nouvelle, s’insurge contre les gestionnaires qu’il l’ont nommé en reconnaissance de son adoubement. Du haut du siège de sa compromission, “ One Capo ” a t-il subitement une vision globale des difficultés de son département ?

A y regarder de prêt, le premier responsable de Démocratie nouvelle reste dans un schéma quelque peu contradictoire. Un cadre du parti démocratique Gabonais n’a pas manqué de fustiger cette position pour le moins ambiguë. « Alors qu’il bénéficie des largesses du distingué camarade Ali Bongo Ondimba, il profite de la campagne pour cracher son venin contre celui-ci. C’est tout simplement de l’ingratitude », nous a-t-il confié.

Avec cette prise de position très virulente, il est sur que le résultat de ces élections législatives et locales, où le parti du « One Cappo » présente 14 candidats dans la province septentrionale, pourrait non seulement créer du remu ménage dans ce landerneau politique, mais aussi avoir des conséquences sur la présence de DN au sein du gouvernement.