Pas un kilomètre à Libreville sans qu’on ne se retrouve devant le terrifiant spectacle de bacs à ordures débordées ou de sachets aux odeurs insupportables décorant caniveaux, parcelles riveraines ou même de pans de la route.
Les société de ramassage le plus connues à savoir Averda, Sanivit et l’association gabonaise de lutte contre l’insalubrité (AGLI) n’assurent plus, semble-t-il.
Le retour des pluies n’arrangera certainement pas les choses pour les couches sociales les plus défavorisées.

Une des nombreuses poubelles dans les rues de Libreville@DR
Les canalisations bouchées qui résultent beaucoup plus de l’incivisme des riverains et des agents de nettoyage qui ne trouvent pas plus facile que de repousser dans les caniveaux toutes les saletés qu’ils ne peuvent ramasser pourraient constituer une véritable bombe environnementale
La résurgence des maladies chroniques non transmissibles peut facilement s’expliquer. La conférence qui s’est tenue à Libreville au début du mois  juillet dernier n’aura pas suffi pour donner des leçons.
Mais pour Averda qui a la plus grande part du marché, le problème se situe au niveau du poids de la dette. Elle attendrait de l’Etat le versement de 16 à 22 milliards de FCFA pour assurer les inhérentes à son fonctionnement. Mais hélas !
Il y a une semaine, Ali Bongo qui sort d’un voyage fructueux au 3e sommet Chine-Afrique à Pékin, a décroché un doctorat « pour l’honneur » ou « pour la cause » de l’environnement.