C’est le premier véritable couac à mettre à l’actif du New Owendo International Port (NOIP) inauguré il y a un peu moins d’un an. Financé par la multinationale singapourienne Olam via sa filiale dédiée GSEZ Port, ce nouveau port est actuellement géré par Bolloré Transport & Logistics, qui peine à en assurer un suivi rigoureux, régulier et optimal.

En effet, depuis un peu moins de trois mois, c’est un ensemble de problèmes liés à la fois à la logistique et au transport, qui nuisent au bon fonctionnement de la nouvelle infrastructure portuaire. Ainsi, ces pesanteurs dans la gestion du NOIP, ont des conséquences directes sur l’approvisionnement des principaux clients asiatiques, qui peinent à recevoir leurs marchandises dans les délais impartis.

Par ailleurs, certaines sources affirment que ces difficultés de gestion, sont principalement liées à « une difficile cohabitation » entre le français Bolloré Transport & Logistics et le singapourien GSEZ Ports. D’autres par contre, pointent du doigt l’inefficacité du groupe français qui peine à adapter ses méthodes obsolètes à une une infrastructure nouvelle génération.

Capable en théorie d’exporter jusqu’à 350 conteneurs de facettes d’okoumé par mois principalement vers l’Inde et la Chine, le NOIP éprouve aujourd’hui toutes les difficultés à répondre à ces attentes. Cette situation met en péril à la fois, la rentabilité des producteurs locaux mais aussi celles des principaux acheteurs.