Qui aurait pensé un jour que Guy Nzouba Ndama, Président de l’Assemblée Nationale du Gabon pendant 19 ans, l’un des « piliers du PDG » pourrait quitter la barque PDG pour s’opposer aux Bongo ? La déclaration d’Okala est donc matière à réflexion.

On s’en souvient encore, hier déjà en quittant le « bois sur lequel » il était taillé à l’Assemblée Nationale, le Président du pouvoir législatif gabonais n’a eu de cesse de dénoncer ce qu’il a qualifié de prise en otage de  l’État de droit. Pour Guy Nzouba Ndama, depuis 2009, Ali Bongo a pris le parti de gouverner le pays au-delà des lois, par la force en piétinant la Constitution et les lois du Pays. Ainsi, sous son ordre, on a pu destituer anticonstitutionnellement les députés qui ont été, comme lui, élus au suffrage universel direct.

C’est pour ne plus tolérer cet état de choses qui n’honore nullement l’État de droit de notre cher pays le Gabon que le Président de l’Assemblée Nationale du Gabon, Guy Nzouba Ndama, l’un des suppôts inconditionnels de ce pouvoir, a décidé de démissionner et de faire barrage à Ali Bongo Ondimba, en se portant candidat à l’élection présidentielle prévue en août 2016.

L’on peut donc se demander à 5 mois du scrutin présidentiel, requis par une Constitution, que chaque candidat n’a eu de cesse de qualifier de « foulée au sol par Ali Bongo », quel moyen disposent-ils (les opposants) pour empêcher cette détérioration de l’État de droit au Gabon ? Surtout, lorsque celui qui a le bilan présidentiel, Ali Bongo Ondimba ne cesse de multiplier les actions sporadiques sur le terrain et médiatisées par Gabon Télévision, la première chaîne présidentielle et PDG du Gabon et dont le quota horaire est majoritairement consacré aux activités d’Ali Bongo et du PDG à travers le pays. Ceci dans le but de séduire le peuple et gagner sa confiance.

De même, l’opinion s’interroge sur la décision précise, forte, radicale, souverainement prise par les opposants au système en place, pour que ces forces dites du changement puissent contrecarrer à hauteur égale, « le second complot contre le peuple, l’état de droit et la bonne gouvernance qui se profile à l’horizon ? Des questions qui nécessitent des réponses.

 

Axelle MGB

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