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C’est au cours d’un rassemblement organisé jeudi 10 mars 2015, au domicile familial de CHAMBRIER à Ossengue, que les camarades Michel MENGA, Jonathan IGNOUMBA, et Alexandre BARRO CHAMBRIER ont mobilisé les militants et militantes du PDG dont certains aujourd’hui dans l’opposition et barons tels que Zacharie MYBOTO, Président de l’union nationale, Jean EYEGHE NDONG, ancien Premier Ministre ; Jacques ADIAHENOT ; Louis Gaston MAYILA, Président de l’Union pour la nouvelle république, sans compter les membres de la société civile gabonaise libre et le collectif de notables pour combattre ce qu’il qualifie de « dérive dictatoriale » et annoncer la création du parti PDG-Héritage et modernité, une aile réformiste du PDG.

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A l’entame de leurs propos, les trois camarades exclus ont éclairé les lanternes de l’opinion nationale et internationale sur leur position au sein du PDG. Ils ont dit ne pas renoncer à l’électorat institutionnel de base du PDG qu’ils estiment être un héritage, un « patrimoine commun ».

Parce que  le PDG est notre patrimoine commun, le PDG n’est pas un parti familial, le PDG n’est pas un parti d’un clan, le PDG n’est pas le parti d’un héritier naturel. Alors le PDG est notre parti à tous, on a mis notre intelligence à maintenir ce parti qui nous a vu grandir dans: le dialogue la tolérance et la paix. C’est pourquoi aujourd’hui nous vous annonçons la création du parti: PDG-Héritage et modernité, explique Michel MENGA M’ESSONE.

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Je remercie ceux qui ont accepté de suspendre leurs activités pour être présent. Le 27 juin 2015, un certain nombre de cadres du parti s’est réuni pour exprimer nos inquiétudes sur le fonctionnement du parti et de la République pour qu’il écoute les gabonais dans le cadre d’un dialogue. Au sein du PDG, nous avons souhaité un congrès de clarification pour engager notre pays dans la voie de la transformation. Nos appels sont restés vains.

A la question d’un journaliste qui voulait savoir ce que nous ferons si nous ne sommes pas entendus. Nous avons répondu que nous aviserons. Nous pensons que la semence est mûre, il faut envisager la récolte. Pdgistes que nous sommes, nous n’allons pas accepter n’importe quoi. La devise du parti, à savoir dialogue tolérance paix est loin de nous. Et pourtant, le président nous a dit qu’il est d’accord pour le Congrès. Il a même mis en place un comité technique. Moi j’ai dit à mes amis que nous n’allons rien avoir, au regard de sa composition. Je vous donne une idée de ce que la majorité des militants ont demandé, les primaires au sein du PDG. Un groupe est né pour commencer à dire que le Président n’a jamais dit qu’il y aura un Congrès, il a dit qu’il n’était pas opposé.

Ainsi la machine à bloquer était mise en place. Nous avons souhaité un dialogue national à cause du climat délétère dans le pays. Les gens de l’opposition ne sont pas nos ennemis car si on continue comme ça, on va droit au mur.

Ali a refusé le dialogue, préférant le CND. Le Président a un faible pour ceux qui lui font des éloges.

Les statuts actuels du parti n’ont jamais été approuvés par un Congrès, c’est un groupe de gens qui s’est assis pour rédiger les statuts. Même en prenant en compte de ces textes, Ali Bongo les a violés. Il faut équilibrer les pouvoir dans notre pays. On ne peut être Chef partout. A ajouté Alexandre BARRO CHAMBRIER.

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L’on a assisté à une mobilisation de taille des militants et militantes du PDG. Seront eux aussi exclus du Parti lors de ces assises du 12 mars 2016 ? Affaire à suivre…

 

Axelle MGB