Quelques semaines après le conseil des ministres du 29 mars 2019, conseil au cours duquel le gouvernement prenait une nouvelle mesure sur l’attribution des bourses d’études, les élèves de la plus part des établissements de la capitale sont sorti hier dans les rues.

les élèves des différents établissements de libreville.

C’est un cri unanime hier 8 avril 2019 dans les rues de libreville et même dans d’autres localités du pays. Comme par le passé, le mouvement a été spontané, les élèves se sont propagés comme une traîné de poudre dans la plus part des rues du Gabon. Leurs sortie serait tout simplement lié au mesures prises par le gouvernement lors du conseil des ministres du 29 mars 2019. Ces derniers avaient décidé d’accorder les bourses d’études uniquement qu’aux élèves ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 12 au baccalauréat et il faut également être âgé de 19 ans au moment de la demande. Une décision qui a suscité le soulèvement des élèves. »ce qui se passe n’est d’autre que la manifestation d’un réel ras -le- bol, lorsqu’on a des personnes qui prennent des décisions comme s’ils étaient en train de rêver. On ne peut pas nous demander de faire 12 de moyenne, connaissant les conditions précaires dans lesquelles on apprend. C’est nous mettre au même pied d’égalité que les élèves de Michel Ndira ou Blaise Pascal. Et ça donne l’impression qu’on est dans une théorie qui n’est rien d’autre que se sont leur enfants qui prennent la relève et nous nous devenons esclave de ces enfants là, par le biais d’un sabotage, d’un assassinat du système éducatif public. » a souligné un élève.

Étouffés par les forces de sécurité qui les ont empêché de marcher vert la primature, ces mouvements au dire de certains ne comptent pas prendre fin cette semaine, plusieurs autres établissements de libreville et de l’intérieur du pays devraient rentrer dans la même danse, au gouvernement de Julien Nkoghe Békalé de prendre toutes les dispositions nécessaire car Ali Bongo Ondimba a placé son second septennat sous le sceau de la jeunesse qui est aujourd’hui outré.